La Route étroite vers le nord lointain, Richard Flanagan

En 1941, Dorrigo Evans, jeune officier médecin, vient à peine de tomber amoureux lorsque la guerre s’embrase et le précipite, avec son bataillon, en Orient puis dans l’enfer d’un camp de travail japonais, où les captifs sont affectés à la construction d’une ligne de chemin de fer en pleine jungle, entre le Siam et la Birmanie.
Maltraités par les gardes, affamés, exténués, malades, les prisonniers se raccrochent à ce qu’ils peuvent pour survivre – la camaraderie, l’humour, les souvenirs du pays.
Au coeur de ces ténèbres, c’est l’espoir de retrouver Amy, l’épouse de son oncle avec laquelle il vivait sa bouleversante passion avant de partir au front, qui permet à Dorrigo de subsister.
Cinquante ans plus tard, sollicité pour écrire la préface d’un ouvrage commémoratif, le vieil homme devenu après guerre un héros national convoque les spectres du passé.
Ceux de tous ces innocents morts pour rien, dont il entend honorer le courage.
Ceux des bourreaux, pénétrés de leur “devoir”, guidés par leur empereur et par la spiritualité des haïkus.
Celui d’Amy enfin, amour absolu et indépassable, qui le hante toujours.
Les voix des victimes et des survivants se mêlent au chant funèbre de Dorrigo, se répondent et font écho. À travers elles, la “Voie ferrée de la Mort”, tragédie méconnue de la Seconde Guerre mondiale, renaît sous nos yeux, par-delà le bien et le mal, dans sa grandeur dérisoire et sa violence implacable.

 

Prix Man Booker Prize 2014

 

J’avoue m’être sentie trahie. On nous offre une première de couverture avec une jeune femme dans un maillot de bain des années 50 avec un regard fermé et mystérieux. On s’imagine alors que le livre peut parler de la prise d’indépendance d’une femme. On lit la quatrième de couverture. Non, finalement, c’est l’histoire d’un homme pendant la guerre. Une histoire un peu semblable au Pont de la Rivière Kwaï de Pierre Boulle. Pourquoi pas ? Je prends et je commence à lire. Dès les premières pages, je ne comprends rien. Pas de présentation des personnages, pas de descriptions. Puis de mal en pis : les époques se chevauchent sans qu’on arrive à comprendre quand l’action se situe. D’ailleurs, d’actions, il n’y en a pas. Des regrets, certes, mais sur quoi, puisqu’on n’a pas d’actions ? Et puis une écriture étrange avec de nombreux retours à la ligne. Aucune fluidité, aucun lien, on s’y perd et on s’énerve. Pourtant, c’est un livre encensé par la critique. Alors j’essaie de comprendre, je lis des avis. Les lecteurs sont conquis par cette poésie et la description complexe de l’âme humaine. Personnellement, je n’ai vu qu’une écriture complexe qui embrouille. De la poésie, d’accord, mais sur 400 pages, je doute… Je n’ai pas été au-delà de la page 60, car j’estime que la lecture doit détendre et non pas être crispante. Peut-être que ce frein de compréhension est dû à la traduction ? Bref, ce roman (et son succès) reste une énigme pour moi.

 

 

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