Deux Soeurs pour un roi, à l’écran

Réalisateur : Justin Chardwick

Date de sortie : 2008

Acteurs principaux : Natalie Portman, Eric Bana, Scarlett Johansson

 

Par rapport au roman Deux Sœurs pour un roi, le film est indéniablement différent, mais ce n’est pas dérangeant. Le rôle de Mary, primaire dans le roman puisque toute l’histoire est racontée de son point de vue, passe au second plan dans le film pour laisser davantage la part belle à sa sœur Anne jouée par Natalie Portman. Le film nous raconte donc l’histoire d’Anne et Henri en expliquant en préambule (rapide, toutefois, peut-être trop…) sa relation avec Mary. Le film ne rend donc pas compte des sentiments de Mary ni de sa perception de la relation qu’entretiennent sa sœur et son ancien amant. D’un point de vue hollywoodien, on peut comprendre qu’il était plus croustillant de raconter la tumultueuse histoire d’Anne et d’Henri, deux personnages au caractère fort puisque l’un veut à tout prix un fils et l’autre refuse toute avance avant que le mariage ne soit célébré (à une époque où l’on ne divorce pas). La jeune femme amène ainsi le roi à se séparer de l’Eglise (cf article sur le roman pour un résumé de la situation sociale et politique). Le personnage de Mary, réputé pour sa douceur et son calme, paraît presque fade à côté d’une sœur si manipulatrice et déterminée. Notons toutefois que Scarlett Johansson interprète à merveille cette beauté blonde un peu effacée. Eric Bana, quant à lui dans le rôle d’Henri VIII, parvient à rendre le caractère colérique de cet inconstant pétri de pouvoir et d’égoïsme. Par ailleurs, le film propose un très beau tableau du XVIème siècle qui respecte les portraits de l’époque. Les décors intérieurs permettent d’imaginer cette atmosphère sombre et froide que dégagent les châteaux aux vieilles pierres qui ont encore un pied dans le Moyen Âge tandis que les progrès scientifiques et intellectuels de la Renaissance se font peu à peu sentir, notamment par le faste réputé de la cour de François Ier, qu’Anne ramène un peu en Angleterre après avoir séjourné en France.

C’est un beau film qui s’inspire toutefois librement du roman quant à la narration. L’histoire semble la même mais le roman est plus axé sur une vision extérieure du couple par les yeux de Mary alors que le film nous plonge dans son intimité.

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Le portrait d’Anne Boleyn à gauche.

 

 

Natalie Portman dans le rôle d’Anne Boleyn à droite.

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