Inferno, à l’écran

Réalisateur : Ron Howard

Date de sortie : 2016

Acteurs principaux : Tom Hanks, Felicity Jones, Ben Foster

 

Comme la plupart des films adaptés de romans de Dan Brown, Inferno est décevant. Visuellement, tout est parfait. Les œuvres d’art et Florence sont très bien mis en valeur et donnent sans aucun doute envie de visiter la ville. En revanche, Tom Hanks a l’air d’être essoufflé avant même de commencer à courir (se fait-il trop vieux pour le rôle malgré son indiscutable talent ?). La seule actrice qui se démarque est Sidse Babett Knudsen (Dr Elizabeth Sinskey) dont le jeu est plus expressif que ceux des autres acteurs, Tom Hanks excepté auquel on n’apprend plus à faire son travail. Finalement, le film semble plus correspondre au genre du blockbuster pseudo intellectuel. J’en veux pour preuve les thèmes principaux que sont la cryptologie et les arts de l’Italie du XVème siècle. L’adaptation plus que déformée de l’histoire de Dan Brown est loin d’avoir fait l’unanimité auprès du lectorat, à l’image du personnage de Zobrist caricaturé en savant-fou meurtrier…

On a le sentiment d’être trahi devant cet Inferno dont le titre aurait pu être changé pour l’écran tellement le livre a été transformé. On préférerait le terme « inspiré de » plutôt qu’ « adapté de ».

Toutefois, sans avoir lu le livre, Inferno reste un bon film d’aventure.

Spoiler

Pourquoi changer la fin du roman ? Dans le livre, Robert Langdon ne peut empêcher l’arme bactériologique d’être répandue, alors pourquoi créer une fin alternative dans le film où le professeur sauve l’humanité ? Une sorte de politiquement correct du cinéma où il faut réconforter le spectateur à l’idée qu’il n’arrivera rien à son monde ?

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