La Vie rêvée des chaussettes orphelines, Marie Vareille

En apparence, Alice va très bien (ou presque). En réalité, elle ne dort plus sans somnifères, souffre de troubles obsessionnels compulsifs et collectionne les crises d’angoisse à l’idée que le drame qu’elle a si profondément enfoui quelques années plus tôt refasse surface.

Américaine fraîchement débarquée à Paris, elle n’a qu’un objectif : repartir à zéro et se reconstruire. Elle accepte alors de travailler dans une start-up dirigée par un jeune PDG fantasque dont le projet se révèle pour le moins… étonnant : il veut réunir les chaussettes dépareillées de par le monde. La jeune femme ne s’en doute pas encore, mais les rencontres qu’elle va faire dans cette ville inconnue vont bouleverser sa vie.

Devenue experte dans l’art de mettre des barrières entre elle et les autres, jusqu’à quand Alice arrivera-t-elle à dissimuler son passé ?

 

C’est la première fois que je faisais une Lecture Commune sur Instagram. Avec @pretty_little_book , @chloelit_ , @_enlivresque_ et @my_bookalicious, nous avons lu ce roman en même temps et partagé nos ressentis au fur et à mesure. Au début, je pensais qu’il s’agissait d’un livre de “chick-lit” (« chick-lit » ou encore « chick-litterature », littéralement « l’écriture de poulette » qui désigne un roman humoristique à l’intrigue sentimentale écrit par une femme pour un public féminin) puis l’intrigue s’est révélée bien plus profonde. 

On suit le parcours d’Alice, une jeune femme un peu perdue dont on comprend que sa vie lui échappe. Elle arrive à Paris après avoir vécu à Londres et cherche désespérément un travail. Elle trouve un emploi dans une start-up dont le patron a un talent particulier pour faire faillite. La narration alterne le présent d’Alice avec son journal intime tenu quelques années avant. Jadis mariée, tentant de tomber enceinte, Alice est à présent une célibataire rongée par la crainte de s’engager sentimentalement. 

Peu à peu, on apprend à connaître ce personnage si renfermé et on en comprend les raisons. 

Le roman nous présente peu de personnages mais ils sont tous attachants : les collègues d’Alice, ses nouvelles connaissances sur Paris et les anciens amis dont nous pouvons lire la correspondance. 

Plus qu’une histoire de femme, c’est une histoire de famille. Aux premiers abords, on l’ignore. Il faut bien attendre 200 pages pour le comprendre, mais ce long début fixe un cadre très agréable à découvrir. 

L’intrigue est très bien bouclée et Marie Vareille distille indice sur indice sans qu’on s’en aperçoive. A la fin, on se rend compte que “Mais oui ! Tout colle !”.

 

Entre comédie, chemin de vie, bout de tragédie et suspense, le roman de Marie Vareille est une lecture très divertissante.

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