La Clé de Salomon, José Rodrigues Dos Santos

Alors qu’une équipe de chercheurs du CERN est sur le point de réussir à observer le Boson de Higgs, plus connu sous le nom de particule de Dieu, le corps de Franck Bellamy, chef de la CIA, est retrouvé dans les locaux du célèbre laboratoire Genevois. Dans les mains de la victime, les enquêteurs retrouvent un mystérieux message : « La clé : Tomás Noronha ». Désigné coupable, le cryptologue devient en quelques heures la principale cible de la CIA, bien décidée à venger Bellamy. Pour prouver son innocence, Tomas n’a qu’une solution : résoudre le crime au péril de sa vie. Ainsi débute une enquête à couper le souffle qui amènera notre héros à révéler des découvertes scientifiques des plus troublantes.

José Rodrigues Dos Santos a réussi un pari risqué : qu’une histoire policière serve de prétexte à de la vulgarisation scientifique. Je dis “chapeau”, au moins, déjà, rien que pour l’idée audacieuse !

Si vous avez envie de lire un polar et rien d’autre, ce livre n’est pas celui que vous recherchez. Tournez-vous davantage vers des maîtres du crime. En revanche, si vous souhaitez en connaître plus sur l’équation de Schrödinger, sur la relativité d’Einstein et sur la mécanique quantique, vous avez sonné à la bonne porte.

A travers le personnage de l’historien Tomás Noronha, Dos Santos nous explique des théories scientifiques. Avec quelques schémas à l’appui, la vulgarisation du vocabulaire de physique “passe comme une lettre à la poste”. Tomás explique à un autre personnage, Maria Flor, et la progression de l’explication nous est en fait destinée. C’est peut-être sur ce point que la mécanique n’est pas parfaitement huilée car j’ai quelquefois eu le sentiment que les répliques (rares !) de Maria Flor sonnaient faux. Il n’y a cependant rien à redire sur l’explication donnée par Tomás.

Autre chose dont l’auteur abuse et qui commence à être relativement pénible, ce sont les petites phrases de suspense à la fin des chapitres. Presque tous les chapitres se terminent ainsi et donnent à force une sensation de lourdeur.

Sur la forme, l’alternance des chapitres de l’intrigue policière et ceux des explications scientifiques s’enchaînent bien et avec équilibre. Quand on commence à être un peu submergé par la physique, Dos Santos nous emmène dans les bureaux du FBI, et inversement, quand on commence à s’énerver de courir derrière tous les personnages, il revient, à travers Tomás, nous donner un petit cours de physique. Parfait !

En conclusion, je pourrais dire que Dos Santos est un Dan Brown +, pas tant par l’intrigue pour laquelle Dan Brown a plus de talent que pour la recherche scientifique que Dos Santos mène plus loin.

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