Chère Mrs Bird

Chère Mrs Bird, A.J. Pearce

Londres, 1940. Par un morne après-midi de décembre, Emmy tombe sur une petite annonce du London Evening Chronicle : le prestigieux quotidien recherche une assistante. La jeune fille, qui depuis toujours se rêve grand reporter, postule sans attendre ni poser de questions sur la nature exacte du travail. Elle se voit déjà sauter dans le dernier avion pour un pays lointain et publier des articles brûlants sur la guerre. La déception est grande quand elle se retrouve à rédiger des réponses convenues aux lectrices d’un magazine poussiéreux, sous la stricte férule de la revêche Mrs Bird.

Mais l’heure est venue de la résistance féminine. Emmy refuse de s’avouer vaincue. Elle a un plan.

 

 

C’est indéniable, ça partait d’un bon sentiment. Malheureusement, moi qui m’attendais à un Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates plus court (Chère Mrs Bird ne fait que 370 pages), j’ai été déçue. Le roman est léger, ce que l’on comprend dans le synopsis mais je l’ai trouvé trop peu consistant pour être sauvé. Le problème de ces romans où l’on nous vante des héroïnes engagées est souvent le même : les héroïnes en question ne sont pas assez charismatiques. C’est le cas d’Emmy dont on apprend peu de choses en 100 pages sinon qu’elle n’imaginait pas tomber sur le poste où elle a atterri. Elle se voyait grand reporter, la voilà trieuse de lettres pour une rubrique de ménagères. 

Emmy nous lit de nombreuses lettres auxquelles sa supérieure, Mrs Bird, ne répondra jamais. Sa rubrique est coincée et Emmy ne supporte pas la censure que Mrs Bird impose. Cette dernière refuse de répondre à tout courrier évoquant de près ou de loin la sexualité, le mariage, la religion, la politique, etc. 

Le roman consiste à nous faire lire des lettres de jeunes femmes qui écrivent au journal pour obtenir une réponse de Mrs Bird… Il énumère aussi les remarques d’Emmy, navrée que ces lettres ne trouvent jamais de réponse. 

Il y avait trop peu d’actions à mon goût. L’histoire ne décolle pas assez vite et Emmy ne fait que lire et se plaindre de son nouveau travail.

On est dans le Londres des années 40 et on ne nous le décrit pas. Pas d’ambiance, pas de costumes, peu de sentiments, etc. Bref, on ne nous aide pas à entrer dans le cadre et on ne visite aucun endroit hormis le journal où Emmy est employée, et encore.

J’ai pour habitude de ne pas m’accrocher à un livre si je m’ennuie une fois la 100ème page dépassée. Malheureusement donc, Chère Mrs Bird va demeurer sur l’étagère des in-finis.

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