Evie Boyd, adolescente rêveuse et solitaire, vit au nord de la Californie à la fin des années 1960. Au début de l’été, elle aperçoit dans un parc un groupe de filles. Interpellée par leur liberté, elle se laisse rapidement hypnotiser par Suzanne et entraîner dans le cercle d’une secte. Elle ne s’aperçoit pas qu’elle s’approche à grands pas d’une violence impensable.
Je ressors assez mitigée de cette lecture.
Malgré un sujet fascinant, je n’ai pas réussi à entrer pleinement dans le roman et j’ai dû me forcer à le terminer.
Trop de points négatifs sur la forme du roman
Le premier problème, et non des moindres, concerne l’écriture. Peut-être à cause d’une traduction française approximative, certaines phrases m’ont semblé maladroites, parfois même à la limite de la syntaxe correcte. J’ai également noté un choix de mots incohérent, donnant un rendu un peu confus.
Deuxième difficulté : les timelines. Entre les retours en arrière et les passages au présent de la narration, il est souvent difficile de comprendre à quelle époque se déroule chaque scène. Ce flou ralentit la lecture et perturbe la compréhension globale du récit.
Enfin, la narration est souvent interrompue par des pensées de la narratrice, ce qui casse le rythme et rend le récit long et décousu. Ces interruptions constantes créent une distance entre le lecteur et l’histoire.
Un sujet passionnant, mais un traitement superficiel
Pourtant, l’idée d’Emma Cline reste intéressante : suivre une jeune fille de quatorze ans happée par une secte californienne à la fin des années 60. Difficile de ne pas penser à Charles Manson et au meurtre de Sharon Tate, dont l’autrice s’est inspirée.
L’objectif était de plonger dans la psychologie d’une adolescente vulnérable délaissée par sa famille et qui veut être avec les “filles cool” qu’elle voit dans la rue.Mais cette dimension m’a semblé trop survolée. Mais le personnage d’Evie manque cruellement de profondeur.
Un roman prometteur mais brouillon
Malgré une idée de départ puissante, The Girls m’a laissée sur ma faim. Le roman souffre d’une écriture maladroite, d’une structure confuse et d’un manque d’émotion.
Je retiens un livre brouillon, qui met du temps à se mettre en place et qui, même une fois lancé, ne parvient pas à captiver.