Anne de Green Gables, de Lucy Maud Montgomery - Tous droits réservés Raison Lecture et Sentiments depuis 2018

Anne de Green Gables, Lucy Maud Montgomery

Cheveux désespérément roux, visage constellé de taches de rousseur, Anne Shirley est une petite fille curieuse, pleine d’énergie, souvent perdue dans ses pensées, parfois d’une gravité solennelle, sans aucun doute intemporelle. Difficile de résister à ce petit bout d’humanité de onze ans parfaitement imparfaite, héroïne d’une série de romans qui a su conquérir des millions de lecteurs à travers le monde, « Anne de Green Gables », écrit par Lucy Maud Montgomery, et dont le premier tome parut en 1908.

Une lecture qui surprend après des débuts difficiles

Les trente premières pages de ce roman ont failli me faire abandonner tant le personnage d’Anne peut sembler difficile à supporter au début. Elle parle sans arrêt, partage tout ce qu’elle voit, chaque détail inspirant un souvenir ou une pensée qui se transforme en histoire. Résultat : on avance peu dans l’intrigue, coincé dans l’imaginaire débordant de cette petite fille. Mais l’intelligence de l’autrice réside justement là : Anne énerve aussi les autres personnages du roman. Peu à peu, en apprenant à la connaître, ils font preuve d’indulgence. Si Marilla et Matthew Cuthbert, une sœur et un frère d’une cinquantaine d’années, parviennent à accueillir avec douceur cette enfant envoyée par erreur à la place du garçon qu’ils avaient demandé pour les aider à la ferme, pourquoi, nous lecteurs, serions-nous moins bienveillants ?

Un classique canadien riche en humanité et en relations touchantes

En poursuivant ma lecture, j’ai fini par m’attacher profondément à Anne. Les chapitres s’enchaînent naturellement et l’on suit avec plaisir son parcours au collège, ses rencontres dans le voisinage et surtout la relation magnifique qu’elle tisse avec Marilla et Matthew.
Ce roman est un classique canadien du début du XXᵉ siècle, et il reflète parfaitement son époque. On y retrouve des descriptions détaillées des paysages, des relations sociales et des valeurs morales d’alors. C’est une véritable immersion dans le Canada du siècle dernier, portée par une écriture chaleureuse et vivante.

Un récit lumineux, entre nostalgie littéraire et joie de vivre

Ma lecture m’a rappelé plusieurs œuvres de mon enfance :

  • Les Malheurs de Sophie, pour les petites catastrophes qui jalonnent la vie d’Anne ;
  • Fifi Brindacier, pour son énergie débordante et sa chevelure flamboyante ;
  • et bien sûr, les nombreuses histoires d’orphelins si répandues entre le XIXᵉ et le début du XXᵉ siècle…

Pourtant, contrairement à certains récits parfois très dramatiques, cette histoire se distingue par son ton lumineux. Elle n’est jamais larmoyante : elle déborde au contraire de joie de vivre, d’humour et de tendresse. C’est un roman qui fait du bien, plein de beaux messages et de personnages inoubliables.

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