My Lady Jane - Tous droits réservés Lecture Raison et Sentiments depuis 2018

My Lady Jane, Cynthia Hand, Brodi Ashton et Jodi Meadows

Edward est le roi d’Angleterre. Accessoirement, il est aussi mourant.

Jane, sa cousine, est sur le point de se marier et, le moins que l’on puisse dire, c’est que ça ne lui fait pas plaisir. Gifford est son futur époux. Il est également un cheval, la moitié du temps. Il fait partie des Ethians, ces individus capables de se transformer en animaux. 

Pris au piège d’un complot qui les dépasse, ils vont devoir s’allier pour sauver l’Angleterre – et leur tête.

 

J’ai découvert My Lady Jane par la série TV du même nom que j’ai dévorée. Puis, quand je me suis aperçue que ma médiathèque avait le livre dans ses rayons, je me suis dépêchée de l’emprunter. Au début, je n’ai pas été déçue : j’ai retrouvé tout ce que j’avais aimé dans la série. Il y avait ce ton sarcastique et drôle, les détails historiques, le côté fantasque des personnages et, ainsi, les pages s’enchaînaient vite.

Un récit fantastique dans l’Angleterre d’alors

Pour lire My Lady Jane, il faut aimer l’histoire, il faut aimer l’Angleterre et il faut aimer le fantastique. Ce dernier point n’est normalement pas ma tasse de thé, mais j’ai adoré le concept de l’ethianisme que les trois autrices américaines ont inventé. Elles imaginent que l’Angleterre d’alors (au XVIᵉ siècle) se divise entre les Ethians et les Authentiques. Les Ethians sont des êtres humains qui ont la capacité de se changer en animaux, tandis que les Authentiques n’ont aucun pouvoir. Les Ethians sont chassés, poursuivis et doivent vivre cachés… à l’instar des protestants à l’époque ! Les autrices nous donnent, à leur façon, un cours d’histoire un peu différent qui nous fait néanmoins réaliser les tensions politiques du pays.

Une niche historique

Le point que j’ai également adoré, c’est ce choix dans la chronologie de l’histoire d’Angleterre : le règne de 9 jours de Jane Grey. On ne peut pas choisir plus niche ! Et on peut difficilement choisir plus complexe qu’un règne si court à expliquer, car il faut tenir compte des tenants et des aboutissants qui peuvent parfois remonter bien loin dans la crise de succession. En l’occurrence, il faut remonter au règne d’Henri VIII, à qui a succédé son fils, Édouard VI, lequel choisit sa cousine Jane Grey comme reine après sa mort, laquelle est évincée du trône par Mary Tudor, elle-même première fille d’Henri VIII. Et oui, complexe, comme schéma familial ! Mais le livre a ce mérite de ne pas se perdre en détails et d’apporter cette situation de façon assez logique.

Une adaptation réussie 

La série est plutôt fidèle au roman, ce qui est toujours un point appréciable. Mais si vous avez vu la série, vous savez comme moi qu’elle n’a pas été renouvelée pour la saison 2, et j’admets que j’ai commencé à m’ennuyer à partir du moment où la série s’est elle-même arrêtée. J’ai trouvé que le récit perdait en rythme (alors que c’est là qu’il est censé y avoir de l’action !), que les personnages tournaient en rond et que le contexte final mettait du temps à se mettre en place.

C’est donc une lecture en demi-teinte, car j’ai adoré le début (la moitié, même), mais je n’ai pas réussi à garder cet entrain pour finir le roman.

Ce que Dory oubliera

Les petits personnages secondaires mais adorables comme Petunia, la différence qu’il y a entre le livre et la série tout en sachant qu’il y en a une, à quel point les autrices se sont amusées à faire lire à Jane toutes sortes de traités ridicules qui auraient bien pu être écrits à son époque.

Série réalisée à partir du roman (cliquez sur l’affiche) :

My Lady Jane - affiche série Prime Video

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